Jean-Claude GRUMBERG est né en 1939. Son père meurt en déportation. Il exerce
différents métiers, dont celui de tailleur, avant dentrer comme comédien dans la
compagnie Jacques Fabbri.
Il est lauteur dune trentaine de pièces de théâtre et lensemble de son oeuvre
théâtrale est disponible aux éditions Actes Sud-Papiers ou Babel.
Il aborde lécriture théâtrale en 1968 avec « Demain une fenêtre sur rue », puis ce
sera « Mathieu Legros », « Chez Pierrot », « Michu », « Rixe » ; « Amorphe
dOttenburg » appartient à cette époque.
Ensuite mis à part « En rvenant dlexpo » qui raconte le destin dune famille de
comiques troupiers à la Belle Époque le théâtre de Jean-Claude Grumberg
entreprend de mettre en scène notre histoire et sa violence.
Avec « Dreyfus » (1974), « lAtelier » (1979) et « Zone libre » (1990), il compose
une trilogie sur le thème de loccupation et du génocide. Au cinéma, il est scénariste
de : « Les Années sandwichs », coscénariste avec François Truffaut pour
« Le Dernier Métro », « La Petite Apocalypse » de Costa Gavras,
« Le Plus Beau Pays du monde » de Marcel Bluwal (1999), « Faits dhiver »
de Robert Enrico (1999). Pour la télévision, il écrit les scenarii de :
« Thérèse Humberg », « Music Hall », « Les Lendemains qui chantent ».
Il est lun des seuls auteurs dramatiques contemporains français vivants à être
étudié à lécole (notamment lAtelier).
Il a reçu en 2000 le Grand Prix de la SACD pour lensemble
de son oeuvre.
Peut on résumer ces pièces : Une vie de ”On“, Les Rouquins, Les Vacances et Sortie de Théâtre en quelques mots ?
NON !
Parce que le théâtre de Grumberg est avant tout celui de la cruauté, de l’horreur quotidienne, de la vision découpée au scalpel, de l’interdiction faite à l’autre du droit d’exister, de la banalité du mal.
Mais qui donc est cet autre, cet étranger, ce rastaquouère ? Comment le définit-on ? Comment le circonvenir ? Comment le circonscrire ? En quoi sa différence supposée entraîne-t-elle, au mieux sa moquerie, au pire son élimination ?Les protagonistes de ces pièces passent leur temps à restreindre, à découper,
à enfermer, à construire une image fantasmée de l’autre. Dans quel but ?
Asseoir leur identité ? Se sentir meilleurs ? Supérieurs ? Etre identiques ?
Se retrouver entre semblables ?
Mais à quoi ? Mais à qui ?
et surtout pourquoi ?
OUI !
Parce que l’humour, la dérision, la précision ont toujours été les armes du théâtre. Les mots comme moyens de se ressourcer au plus profond de notre humanité.
Par-delà le bien et le mal ………..
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